Bombe sanitaire, empoisonnement : comprendre ce que disent vraiment ces mots dans la presse

Depuis quelques semaines, le cadmium fait régulièrement la une des médias. On parle de « contamination massive », parfois même « d’empoisonnement ». Ces termes frappent, inquiètent, marquent les esprits. Mais que décrivent-ils réellement ? Et surtout, correspondent-ils à la réalité des risques sanitaires ?
Intégrer les liens sociaux en santé mentale, par Arnaud Gouillart

La littérature scientifique reconnaît de longue date que la santé mentale est influencée par une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Parmi ces derniers, les liens sociaux jouent un rôle majeur et structurant.
Témoignages de rétablissement en santé mentale : pourquoi la success-story peut trahir ceux qu’elle prétend aider

La grande majorité des témoignages diffusés obéissent à une même structure narrative : rupture, épreuve, dépassement, et résolution. Ce schéma en arc de cercle, qui ressemble beaucoup à celui des pièces dramatiques, est devenu un quasi-standard du genre : le fameux « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».
L’autodiagnostic en psychiatrie, le point de vue de David Masson

La démarche d’autodiagnostic présente un certain nombre d’intérêts. Elle peut être un premier pas vers la compréhension de la souffrance ressentie, permettant ainsi de mettre des mots sur ses symptômes. Mais il est nécessaire aussi de poser ses limites.
Quand les symptômes circulent : communication et contagion sociale en santé mentale

Le terme peut surprendre, mais il est central : il existe une contagion sociale des symptômes. Cela signifie que : des manifestations corporelles sont observées, elles sont interprétées comme significatives, puis elles peuvent être reproduites ou amplifiées dans un groupe.
Produire des contenus santé mentale sur les réseaux sociaux, par Ael et Charly de Culture Psy

Face aux difficultés, nous sommes régulièrement amenés à repenser notre manière de communiquer sur les réseaux, à ajuster notre approche pour susciter davantage l’attention, dans l’espoir de toucher un public plus large sans renoncer aux exigences qui fondent notre démarche.
Comment bien communiquer les données de la recherche, par Adrien Fillon

Derrière les titres sensationnalistes expliquant que l’on va enfin pouvoir
guérir une maladie incurable, que l’on a enfin découvert les « secrets » du
cerveau, ou que l’on a pu, pour la première fois trouver la cause de tel
trouble, on ne peut que constater les différences entre la recherche telle
qu’elle est menée et l’information qui l’entoure.
La science ouverte… mais à quel prix ? Le paradoxe de l’open access

Dans le domaine de la santé mentale, la question de l’accès aux connaissances scientifiques n’est pas un simple enjeu académique : elle a des conséquences directes sur la qualité de l’information disponible pour les professionnels, les journalistes et le grand public. Les campagnes de prévention, les recommandations cliniques ou encore les débats publics sur les troubles psychiques reposent largement sur des résultats de recherche.
Ça marche, « c’est prouvé » !

Dans les médias comme dans certains communiqués, une phrase revient souvent : l’intervention est efficace, car le résultat est statistiquement significatif (par exemple p < 0,05). Or, statistiquement significatif ne signifie pas utile, ni même visible dans la vie quotidienne. Ce glissement, très courant, ouvre la porte à des messages exagérés… parfois sans mensonge explicite.
La prévention comme objectif de communication, par Arnaud Carré

Prévention et communication semblent aller de concert pour nourrir les espoirs dans une perspective autant individuelle que de santé publique, en particulier dans un contexte où l’innovation thérapeutique est majeure mais pas encore généralisée et accessible.