Témoignages de rétablissement en santé mentale : pourquoi la success-story peut trahir ceux qu’elle prétend aider

La grande majorité des témoignages diffusés obéissent à une même structure narrative : rupture, épreuve, dépassement, et résolution. Ce schéma en arc de cercle, qui ressemble beaucoup à celui des pièces dramatiques, est devenu un quasi-standard du genre : le fameux « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».
Comment bien communiquer les données de la recherche, par Adrien Fillon

Derrière les titres sensationnalistes expliquant que l’on va enfin pouvoir
guérir une maladie incurable, que l’on a enfin découvert les « secrets » du
cerveau, ou que l’on a pu, pour la première fois trouver la cause de tel
trouble, on ne peut que constater les différences entre la recherche telle
qu’elle est menée et l’information qui l’entoure.
Ça marche, « c’est prouvé » !

Dans les médias comme dans certains communiqués, une phrase revient souvent : l’intervention est efficace, car le résultat est statistiquement significatif (par exemple p < 0,05). Or, statistiquement significatif ne signifie pas utile, ni même visible dans la vie quotidienne. Ce glissement, très courant, ouvre la porte à des messages exagérés… parfois sans mensonge explicite.
Les écrans : ode à la complexité, par Séverine Erhel

La question des écrans est un sujet éminemment complexe, notamment parce qu’elle est souvent abordée uniquement sous l’angle des « écrans », ce qui pose déjà un problème en soi. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Si l’on s’intéresse de plus près au mot « écran », on constate rapidement qu’il s’agit d’un mot-valise, qui ne signifie finalement pas grand-chose.