Le paradoxe de la mesure de la santé mentale : quand mesurer transforme

Une main tenant une ampoule devant un ciel aux couleurs bleu et rose en dégradé.

Les chiffres de la dépression ou des autres troubles mentaux occupent aujourd’hui une place importante dans le débat public. Enquêtes après enquêtes, rapports après rapports, une même idée s’impose : la dépression serait en forte augmentation, voire devenue quasi-généralisée. Ces données, largement reprises dans les médias et les discours institutionnels, structurent nos représentations collectives de la santé mentale et orientent les politiques publiques. Leur force tient à leur apparente neutralité : elles sont chiffrées, comparables, cumulables et donc, en apparence, indiscutables.