Mèmes et santé mentale sur les réseaux sociaux : anatomie d’un phénomène

Les mèmes sur la santé mentale sont de tout petits objets investis de très grandes fonctions : régulation émotionnelle, langage de l’indicible, ciment communautaire, outil de communication sanitaire, mais aussi amplificateur d’humeur négative, machine à ruminer, pourvoyeur d’étiquettes identitaires et vecteur de désinformation. La littérature disponible interdit la facilité : ni panique morale, ni angélisme.
Sensibiliser à en devenir malade : et si toi aussi, tu avais un TDAH ?

Plus on parle de santé mentale, plus les jeunes déclarent de troubles. Coïncidence, prise de conscience salutaire… ou effet secondaire de la sensibilisation elle-même ? Depuis quelques années, la recherche en psychologie accumule les indices d’un phénomène contre-intuitif : les campagnes d’information peuvent, chez des personnes en bonne santé, fabriquer de faux auto-diagnostics, voire des symptômes.