Recueillir et diffuser l’expérience vécue : comment ?

Pour certains médias, notamment ceux qui produisent du contenu court, les témoignages doivent être marquants immédiatement. Or, présenter un témoignage d’une personne vivant avec une schizophrénie en 2 minutes ne permet pas d’entrer dans la complexité du vécu et se limitera souvent à des événements et éléments très graves et exceptionnels afin d’attirer l’attention — et donc engendrer des recettes publicitaires.

Parler au nom des faits ? Une illusoire neutralité

Parler de santé mentale suppose toujours des choix : quels indicateurs mobiliser, quelles définitions retenir, quels objectifs poursuivre. Un rapport de santé publique, un discours de professionnel de santé, un témoignage, une prise de parole médiatique, ou encore le choix de la titraille de presse ne relèvent pas des mêmes logiques, même lorsqu’ils utilisent un vocabulaire similaire.