Imaginez deux versions d’un même communiqué de presse. La première présente une étude sur l’anxiété sociale accompagnée d’un graphique à barres montrant les résultats comportementaux. La seconde présente exactement la même étude, avec exactement les mêmes données, mais accompagnée d’une image colorée d’IRM cérébrale. Laquelle semble plus crédible, plus scientifique, plus convaincante ?
Si vous avez répondu la seconde, vous partagez la réaction de la majorité des sujets testés dans une des études les plus citées de la psychologie de la communication scientifique. Et si vous pensez y avoir échappé parce que vous êtes professionnel de la santé mentale, de la communication ou des médias, les données invitent à plus d’humilité : l’effet est robuste, il traverse les niveaux d’éducation, et il n’épargne pas les personnes qui pensent y être immunisées.
Depuis une quinzaine d’années, un corpus de recherche solide, avec ses débats internes, ses soucis de réplications et ses nuances, s’est constitué autour d’une question dérangeante : les images cérébrales et le langage neuroscientifique augmentent-ils la persuasion indépendamment de la qualité de l’argument qu’ils accompagnent ? Réponse courte : probablement oui, au moins dans certaines conditions et pour certains publics. Les implications pour la communication en santé mentale sont considérables, et largement ignorées dans les pratiques professionnelles actuelles.
J’examine ici ce que les données publiées disent, ce qu’elles ne disent pas, et ce qu’elles impliquent pour trois usages très différents des neurosciences dans la communication en santé mentale : l’usage rhétorique (faire appel à l’image cérébrale comme preuve de sérieux), l’usage pédagogique (expliquer les troubles mentaux via un modèle biologique), et l’usage déstigmatisant (présenter les troubles comme des maladies cérébrales pour réduire la stigmatisation). Dans les trois cas, les effets sont plus complexes, et plus problématiques, que ce qu’on imagine. Les références sont en bas de page.
L’expérience fondatrice : voir pour croire
En 2008, les psychologues David McCabe et Alan Castel publient une série d’expériences qui vont avoir un retentissement considérable. Le protocole est simple : des participants lisent des articles de presse décrivant des recherches en sciences cognitives. Pour certains, l’article est illustré par un diagramme à barres. Pour d’autres, par une cartographie de l’activité cérébrale (de type EEG). Pour d’autres encore, par une image IRM colorisée du cerveau. Le contenu de l’article est identique dans tous les cas. La question posée : dans quelle mesure le raisonnement scientifique présenté vous semble-t-il solide ?
Résultat : les participants exposés à l’image IRM évaluent systématiquement le raisonnement comme plus solide que ceux qui ont vu le diagramme à barres ou la carte EEG. L’image du cerveau, qui n’apporte aucune information supplémentaire sur la qualité de l’argument, augmente les jugements de crédibilité scientifique. Les chercheurs en concluent qu’il y a « quelque chose de particulier dans les images cérébrales en ce qui concerne l’influence sur les jugements de crédibilité scientifique. »
Cette étude a facilité l’émergence d’un courant de recherches sur l’effet des images et du langage neuroscientifiques en termes de persuasion. Et les résultats de cet ensemble de travaux sont plus nuancés et instructifs que binaires.
La séduction des explications neuroscientifiques
Parallèlement aux travaux de McCabe et Castel, Weisberg publie en 2008 une étude qui pose question légèrement différente : ce n’est pas l’image qui est manipulée, mais le texte. Dans un plan expérimental classique, des participants évaluent des explications de phénomènes psychologiques qui sont soit bonnes (elles fournissent un mécanisme causal réel), soit erronées (elles se contentent de reformuler le phénomène sans l’expliquer), et qui contiennent ou non des informations neuroscientifiques supplémentaires. Des informations logiquement non pertinentes pour l’explication, c’est-à-dire qui n’ajoutent rien à sa validité.
Pour les novices et les étudiants en neurosciences (mais pas pour les experts), les mauvaises explications sont jugées plus satisfaisantes lorsqu’elles contiennent des informations neuroscientifiques superflues. L’information neuroscientifique masque les défauts des mauvaises explications. Elle ne renforce pas l’évaluation des bonnes : elle sert surtout de cache-misère pour les raisonnements faibles.
Cet effet, que Weisberg et ses collègues baptisent la « seductive allure of neuroscience explanations » a depuis été répliqué plusieurs fois, y compris dans des réplications du protocole exact (Fernandez-Duque et al., 2015) et ou des études plus conceptuelles (Rhodes, Rodriguez & Shah, 2014 ; Rhodes & Shah, 2015). Une réplication conduite à l’université de Göttingen, publiée en 2024, confirme l’effet chez les non-experts tout en précisant que l’expertise réelle, et pas un simple semestre de cours de neurosciences, réduit ou élimine l’effet.
Un résultat contre-intuitif de Weisberg et al. mérite d’être souligné : les étudiants qui avaient suivi un cours de neurosciences cognitives n’étaient pas moins sensibles à l’effet que les novices. Ce n’est pas l’exposition à des données neuroscientifiques qui protège, c’est une maîtrise suffisante pour évaluer la pertinence logique de l’information ajoutée. Ce seuil est beaucoup plus élevé que le simple fait d’avoir été exposé au discours neuroscientifique. Et il exclut de facto la grande majorité des professionnels de la communication, des journalistes, des décideurs politiques, et même de nombreux professionnels de santé mentale peu formés aux neurosciences.
Ce que le débat interne à la littérature nous apprend
Il serait trompeur de présenter l’effet de séduction de l’image cérébrale comme une vérité établie sans nuances. La littérature comporte aussi, bien entendu, des débats importants.
Une méta-analyse par Hook et Farah arrive à une conclusion plus nuancée sur l’effet spécifique des images cérébrales : leurs propres expériences trouvent peu d’effet des images d’IRM sur les jugements de qualité du raisonnement, et la méta-analyse produit une taille d’effet très faible dont l’intervalle de confiance inclut zéro. Les auteurs suggèrent que l’effet de l’image cérébrale a peut-être été surestimé, en partie à cause d’un biais de publication favorisant les résultats positifs. Ce qui arrive encore malheureusement souvent.
Cette critique soulève une question méthodologique réelle. Mais elle ne remet pas en cause l’effet du langage neuroscientifique qui, lui, est répliqué de façon bien plus robuste. Et une autre étude de Weisberg et al. (2015) qui teste directement les deux (texte neuroscientifique seul versus texte + image) trouve que l’image n’ajoute rien au-delà du texte. Autrement dit, c’est le discours neuroscientifique, plus que l’image elle-même, qui produit l’effet de crédibilité. L’image peut renforcer ce discours, mais n’est pas le mécanisme principal.
La distinction est importante pour la communication en santé mentale, qui recourt massivement non seulement aux images IRM, mais aussi à un vocabulaire neuroscientifique de vulgarisation : déséquilibre chimique, dysfonctionnement des circuits cérébraux, manque de dopamine, hyperactivité de l’amygdale. Ces formulations fonctionnent comme des explications neuroscientifiques superflues au sens de Weisberg : elles ajoutent un habillage biologique à des affirmations qui pourraient être formulées différemment, et elles produisent un effet de satisfaction cognitive qui n’est pas proportionnel à leur valeur explicative réelle.
Pourquoi l’effet se produit : trois hypothèses
Plusieurs mécanismes ont été explorés pour expliquer pourquoi le langage et les images neuroscientifiques peut augmenter la crédibilité perçue indépendamment de la qualité de l’argument.
L’hypothèse réductionniste
Weisberg et ses collègues ont montré que l’effet de séduction n’est pas propre à la neuroscience : il s’applique également à d’autres types d’explication réductionniste (chimique, génétique). Les gens ont une préférence cognitive pour les explications qui semblent « descendre » vers un niveau de description plus fondamental, même si ce niveau n’est pas logiquement plus pertinent. Réduire un phénomène psychologique à ses corrélats cérébraux crée l’impression d’avoir touché quelque chose de plus réel, de plus solide, de moins subjectif.
L’hypothèse du jargon
Dans une autre étude, Weisberg a testé si c’était la longueur des explications (les versions avec neuroscience étaient systématiquement plus longues) ou le jargon lui-même qui produisait l’effet. Le jargon contribue indépendamment : des termes techniques neuroscientifiques signalent, comme raccourci, que la source maîtrise un corpus de connaissances complexes, même si le contenu réel de l’explication ne s’en trouve pas amélioré.
L’hypothèse dualiste
McCabe et Castel avaient initialement suggéré que les images cérébrales sont particulièrement persuasives parce qu’elles fournissent une base physique à des phénomènes abstraits : elles rendent plus concret ce qui est psychique donc invisible. Cette hypothèse s’inscrit dans un cadre plus large : les humains ont tendance à traiter l’esprit et le corps comme deux entités distinctes (dualisme naïf), et une image du cerveau fournirait une forme de preuve que le psychisme a bien un substrat physique. Certaines études confirment partiellement cette piste, d’autres moins.
Ce qui est commun à ces trois hypothèses en tout cas est leur implication pratique : l’effet n’est pas lié à la compréhension du contenu neuroscientifique. Il est lié à des heuristiques cognitives (des raccourcis de traitement de l’information) qui peuvent être activées sans que le récepteur du message soit en mesure d’évaluer la pertinence réelle de l’information neuroscientifique.
La biologisation de la psychiatrie : une stratégie de déstigmatisation qui se retourne
L’usage rhétorique des neurosciences en communication santé mentale ne se limite pas aux images IRM dans les articles de presse. Il s’inscrit dans un mouvement bien plus large : la biologisation du discours sur les troubles mentaux, qui a constitué, depuis les années 1990, la stratégie dominante des campagnes anti-stigmatisation dans les pays anglo-saxons.
Le raisonnement parait solide. Si la dépression est une maladie du cerveau comme le diabète est une maladie du pancréas, alors la personne déprimée n’est pas faible, paresseuse ou moralement défaillante : elle est malade, et sa maladie mérite la même considération que n’importe quelle autre maladie. En 2013, la Brain and Behavior Research Foundation diffuse une citation du psychiatre et neuroscientifique Eric Kandel, prix Nobel, selon laquelle « la schizophrénie est une maladie comme la pneumonie. La voir comme un trouble cérébral la déstigmatise immédiatement. » J’extrais cette citation de cet article de Tim Beck, mais n’ai pas retrouvé le document original. Les données empiriques sur les effets de cette stratégie sont, elles, moins enthousiastes que la citation.
Une méta-analyse publiée en 2018 s’est penchée sur l’ensemble des études expérimentales disponibles sur les effets des explications neuroscientifiques sur la stigmatisation. Ses conclusions sont plutôt claires : les personnes exposées à une explication neurobiologique d’un trouble psychiatrique tendent à percevoir les personnes concernées comme plus dangereuses, moins susceptibles de guérir, et s’en distancient davantage socialement que les personnes exposées à d’autres types d’explications. Les explications neuroscientifiques réduisent effectivement les attributions de « défaillance individuelle », c’est-à-dire que la personne n’est plus responsable personnellement de son trouble, mais elles augmentent simultanément le pessimisme pronostique et la distance sociale. Le mécanisme proposé est celui de l’essentialisme psychologique : présenter un trouble comme un phénomène cérébral intrinsèque le rend imperméable au changement, fixe une identité pathologique, et suggère une différence de nature plutôt que de degré entre la personne concernée et les autres.
La même étude rappelle qu’entre 1996 et 2006, la période de déploiement massif de la stratégie de communication biologique aux États-Unis, l’adhésion du public aux causes neurobiologiques des troubles mentaux a fortement augmenté, mais l’acceptation sociale des personnes vivant avec une schizophrénie a diminué pendant la même période, et celle des personnes vivant avec une dépression est restée stable. Le modèle biologique a réussi à s’installer dans les croyances du public sans produire les effets de déstigmatisation escomptés.
Ces résultats sont désormais suffisamment répliqués pour qu’une revue récente résume que les explications neurobiologiques ont tendance à diminuer l’empathie des soignants envers les malades… Présenter un patient comme porteur d’une pathologie cérébrale réduit chez certains cliniciens le sentiment que leur engagement relationnel peut faire une différence.
Le paradoxe de l’information
Il existe dans ce corpus de données un paradoxe qui mérite d’être formulé clairement, parce qu’il est contre-intuitif et parce qu’il touche directement aux pratiques professionnelles.
Les personnes qui lisent le plus de magazines de vulgarisation scientifique, et qui donc sont le plus exposées aux images IRM et aux explications neuroscientifiques, présentent de meilleures connaissances générales sur le cerveau. Mais cette connaissance générale ne les protège pas des neuromythes : une étude sur les enseignants britanniques et néerlandais (Dekker et al., 2012) montre que des scores de connaissance générale plus élevés sur le cerveau prédisent une adhésion plus forte aux neuromythes commerciaux, et pas une adhésion plus faible. La connaissance partielle est plus dangereuse que l’ignorance totale, parce qu’elle produit un sentiment de compétence qui inhibe l’esprit critique, ce qui s’apparente à l’effet Duning-Kruger.
Pour les professionnels de la communication en santé mentale, ce paradoxe a une implication directe : se familiariser avec la terminologie neuroscientifique sans avoir les outils pour évaluer la pertinence des arguments neuroscientifiques augmente le risque de produire et de valider des messages qui reposent sur une autorité illégitime. Le communicant qui a « lu des choses sur les neurosciences » est peut-être plus susceptible d’utiliser le langage neuroscientifique comme heuristique de crédibilité, et plus susceptible de convaincre son public par cet habillage, que s’il n’avait rien lu du tout. Mais le message n’en est pas pour autant plus juste.
Ce que tout cela ne signifie pas
Il est important d’être précis sur ce que cette critique ne dit pas, pour éviter un glissement vers un anti-neuroscience qui serait lui-même non fondé.
Elle ne dit pas que les neurosciences sont sans pertinence pour la santé mentale. La recherche en neurosciences a produit des connaissances réelles et importantes sur les mécanismes biologiques impliqués dans les troubles mentaux. La critique porte sur l’usage rhétorique de ces connaissances dans la communication, pas sur leur valeur scientifique.
Elle ne dit pas que le modèle biologique est sans intérêt pour réduire la stigmatisation. Les recherches montrent que les explications biologiques réduisent bien les attributions individuelles, c’est-à-dire que les gens considèrent moins les personnes concernées comme responsables de leur état quand ils adhèrent à un cadrage biologique. L’effet problématique est la coexistence de cette réduction des préjugés avec une augmentation du pessimisme et de la distance sociale. Des approches combinant explication biologique et information sur la possibilité de prise en charge et le rétablissement montrent des résultats plus favorables.
Elle ne dit pas que simplifier est une faute. La vulgarisation implique nécessairement des simplifications. La question n’est pas : cette simplification est-elle une simplification excessive et réductionniste ? Mais : cette simplification est-elle équilibrée, et quels effets produit-elle en termes de croyances, d’attitudes et de comportements chez le public cible ?
Elle ne dit pas que la forme ne compte pas. Au contraire. L’enjeu de cette réflexion est précisément de dire que la forme compte énormément : parfois plus que le contenu lui-même. Et de rappeler que des professionnels qui ne maîtrisent pas les effets de la forme qu’ils choisissent (image IRM, langage neuroscientifique, cadrage biologique) risquent de produire des effets contraires à leurs intentions.
Vers une communication plus honnête
La conclusion pratique n’est pas de bannir les neurosciences de la communication en santé mentale. C’est de passer d’une utilisation rhétorique à une utilisation honnête : ce qui implique de savoir distinguer les deux. Une utilisation honnête des neurosciences dans la communication en santé mentale répond à trois exigences.
La pertinence logique
L’information neuroscientifique est-elle logiquement pertinente pour l’affirmation qui est faite ? Expliquer qu’un médicament agit sur tel neurotransmetteur est pertinent si on explique comment ce mécanisme produit l’effet thérapeutique. Mentionner que la dépression « affecte le cerveau » est une approximation habillée de neuroscience. Par ailleurs, le problème difficile de la conscience qui n’est pas résolu ne permet pas de dire aujourd’hui si c’est un état mental qui affecte le cerveau, ou si c’est le cerveau qui affecte un état mental…
La proportionnalité de la certitude
Le niveau de certitude affiché dans le message correspond-il au niveau de certitude réel dans la littérature ? Les neurosciences sont une discipline qui avance vite et dont beaucoup de résultats ne se répliquent pas. Présenter comme établi ce qui est encore débattu (le rôle de la sérotonine dans la dépression ou de la dopamine dans la schizophrénie, la localisation précise de fonctions psychologiques dans des zones cérébrales spécifiques, la relation causale entre des anomalies observées en imagerie et des troubles cliniques) c’est produire une autorité illégitime.
La cohérence avec les effets sur les attitudes
Un message peut être scientifiquement exact et produire néanmoins des effets non désirés sur les attitudes et les comportements du public. La recherche sur la stigmatisation montre que c’est précisément le cas du cadrage biologique exclusif. Un message honnête intègre ce que les données disent sur les effets de ses propres cadrages, y compris quand ces effets sont contraires aux intentions.
Pour conclure
Les neurosciences sont une discipline légitime et en plein développement grâce au progrès technologique. Elles apportent des connaissances réelles sur les mécanismes biologiques impliqués dans la vie psychique et ses troubles. Ce n’est pas cela qui est remis en question.
Ce qui est en question, c’est l’utilisation de l’autorité des arguments neuroscientifiques comme raccourci rhétorique dans des messages qui n’en ont pas besoin, ou qui en ont besoin pour cacher leur manque de substance :
- L’image IRM qui ne dit rien sur le trouble qu’elle est censée illustrer,
- Le terme « neurobiologique » ajouté à une affirmation qui aurait signifié la même chose sans ce qualificatif,
- Le cadrage « maladie cérébrale » utilisé pour déstigmatiser, mais qui produit des effets opposés que les données documentent depuis plusieurs décennies.
Les images cérébrales sont devenues une icône scientifique de notre époque. C’est précisément parce qu’elles fonctionnent comme symbole que leur usage est problématique quand elles sont traitées comme preuve. Un symbole convainc par identification et association. Une preuve convainc par la force d’un argument. Les confondre, c’est produire une forme de persuasion qui court-circuite le jugement, et c’est le contraire de ce que devrait viser une communication en santé mentale qui se respecte.
Encore une fois, il ne s’agit pas de renoncer de parler de neurosciences. C’est d’apprendre à distinguer ce qu’elles disent réellement, ce que la communication en emprunte légitimement, et ce qu’elle en emprunte rhétoriquement. Cette distinction n’est pas toujours facile. Elle demande un effort de formation que la plupart des professionnels de la communication, des médias et de la psychiatrie n’ont pas encore investi. Mais c’est cet effort-là qui définit la différence entre vulgariser et tromper. Même avec les meilleures intentions.
Références
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