Intégrer les liens sociaux en santé mentale : un impératif fondé sur les preuves

La littérature scientifique reconnaît de longue date que la santé mentale est influencée par une combinaison de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Parmi ces derniers, les liens sociaux jouent un rôle majeur et structurant.
La prévention en santé mentale comme objectif de communication

Traiter de la place de la prévention dans la communication apparaît particulièrement important, si ce n’est évident. Capable d’adresser des messages directs à grande échelle, et potentiellement peu onéreuse rapportée à son coût par personne ciblée, il n’y a qu’un petit pas à faire pour estimer qu’une action de communication serait de facto une solution efficace.
Le danger du « catastrophisme d’atmosphère »

Le catastrophisme, défini par le ministère de la Culture comme l’« ensemble de comportements qui procèdent de la conviction de la survenue de catastrophes, d’origine naturelle ou anthropique, est probable et qu’il convient de prendre des mesures pour les éviter ou, à défaut, pour s’y préparer », semble être omniprésent dans les médias et, au-delà, dans l’espace public incarné par les médias traditionnels, mais aussi par les réseaux sociaux numériques, le monde de l’édition, les débats politiques, les représentations artistiques, etc.
Comment bien communiquer les données de la recherche

Pour bien communiquer les données de la recherche, il semble nécessaire de le faire en transparence, c’est-à-dire en expliquant davantage les méthodes que les résultats, et en ajoutant aussi des informations sur les conditions de la recherche. Ces informations concernent à la fois le degré de similarité entre les conditions de la recherche et les conditions réelles qui, si trop éloignées, empêchent d’informer correctement la pratique.
Le cerveau comme preuve : quand les neurosciences deviennent un argument d’autorité

Un message peut être scientifiquement exact et produire néanmoins des effets non désirés sur les attitudes et les comportements du public. La recherche sur la stigmatisation montre que c’est précisément le cas du cadrage biologique exclusif. Un message honnête intègre ce que les données disent sur les effets de ses propres cadrages, y compris quand ces effets sont contraires aux intentions.
Les écrans, ôde à la complexité !

Comprendre la complexité des usages numériques permet d’éviter de réduire les difficultés des enfants et des adolescents à un « problème d’écran ». Il est temps de quitter les discours simplistes, le public est en capacité de comprendre cette complexité et de l’accepter, parce qu’elle est plus constructive et plus protectrice que tous les discours alarmistes.
Suce ma bite, ferme ta gueule, sale nèg* : quand le quatrième mur tombe

En récompensant le film, les BAFTA validaient publiquement un récit de sensibilisation sur la réalité de la coprolalie et du syndrome de Gilles de la Tourette. Le message implicite était : voici une maladie mal comprise, il faut apprendre à la voir avec nuance et humanité. Mais lorsque cette même réalité s’est manifestée dans la salle via la personne réelle ayant inspiré le film, la réponse institutionnelle a été tout autre.
Le suicide, épreuve éthique de la communication

Le sujet du suicide confère ses lettres de noblesse à la communication. Est-ce présomptueux d’écrire cela ? Pas quand on sait que les mots pour en parler peuvent sauver des vies ou mettre en danger.
Une communication « sûre » sur le suicide ne consiste pas à se taire mais à parler autrement. C’est pourquoi, ce sujet pousse la communication à son niveau le plus exigeant en articulant éthique, science et humanité.
L’autodiagnostic en psychiatrie : le point de vue de David Masson

Comme souvent en santé mentale, tout dépend de l’usage qu’on en a. L’autodiagnostic peut être un outil ou un piège, selon qu’il ouvre ou ferme le dialogue. Il peut clairement être une porte d’entrée : une manière pour la personne concernée de contribuer activement à la démarche diagnostique.
Informer sur la santé mentale : entre exigence, éthique et confiance

Informer sur la santé mentale, c’est contribuer à une société plus lucide et plus solidaire. C’est refuser la désinformation et la peur, au profit d’une culture commune de compréhension et de respect. C’est, en somme, faire œuvre de santé publique.